TPE sans site internet : ce que disent les chiffres 2026 et l'avantage à prendre
En 2026, 64 % des TPE et PME françaises ont un site internet qui présente leur activité, selon le Baromètre France Num publié en septembre par la Direction générale des Entreprises. Cette part a légèrement reculé depuis 2022, où elle atteignait 68 %, et tombe à 52 % chez les entrepreneurs sans salarié. Pendant ce temps, d'après le Baromètre du numérique 2026, 82 % des Français cherchent des informations en ligne et 91 % ont un smartphone. Cet écart entre les habitudes des clients et l'offre des entreprises est précisément l'avantage à prendre pour une TPE locale.
En bref : près de deux TPE et PME sur trois ont un site, mais cette part recule et les indépendants décrochent. Les clients, eux, cherchent, comparent et achètent en ligne, souvent depuis leur téléphone. Un site simple, à jour et relié à votre fiche Google peut suffire à vous démarquer des concurrents absents ou mal présentés.
Combien de TPE ont un site internet en 2026 ?
Le Baromètre France Num mesure chaque année, depuis 2020, la perception et les usages du numérique dans les TPE et PME. Réalisé par le Crédoc pour la Direction générale des Entreprises, il a interrogé 9 655 entreprises de 0 à 249 salariés entre le 23 mars et le 18 avril 2026, et ses résultats ont été publiés en septembre 2026.
Premier enseignement : 64 % des TPE et PME ont un site internet présentant leur activité, pages de réseaux sociaux non comprises. Le chiffre recule lentement : 68 % en 2022, 65 % en 2024 et en 2025. Derrière cette moyenne, l'écart selon la taille est net :
- 84 % des PME (10 à 249 salariés) ont un site, 3 points de plus qu'en 2025 ;
- 60 % des TPE de 1 à 9 salariés, un point de moins qu'en 2025 ;
- 52 % des entreprises sans salarié, soit 11 points de moins en un an.
Les réseaux sociaux devancent le site : 66 % des TPE et PME ont au moins un compte gratuit (Facebook, Instagram, LinkedIn…). En revanche, seules 47 % sont inscrites gratuitement dans un annuaire en ligne comme la fiche d'établissement Google ou les Pages Jaunes, et 54 % possèdent un nom de domaine au nom de leur entreprise ou de leur marque, qu'elles utilisent. Plus d'une sur trois (37 %) n'a aucun nom de domaine.
L'Insee fait le même constat chez les entreprises plus grandes. Selon son enquête TIC 2025, qui porte sur les entreprises d'au moins 10 personnes, 74 % d'entre elles disposent d'un site web, et 97 % de celles de 250 personnes ou plus. Plus l'entreprise est petite, moins elle a de chances d'avoir un site.
64 %
des TPE et PME ont un site présentant leur activité, contre 68 % en 2022. Baromètre France Num 2026
52 %
des entreprises sans salarié en ont un, 11 points de moins qu'en 2025. Baromètre France Num 2026
82 %
des Français de 12 ans et plus cherchent des informations en ligne. Baromètre du numérique 2026, enquête de juin 2025
46 %
des TPE et PME disent tirer d'internet au moins 5 % de leurs clients. Baromètre France Num 2026
Ce que font vos clients pendant ce temps
Côté clients, le Baromètre du numérique, réalisé par le Crédoc pour l'Arcep, l'Arcom, le Conseil général de l'économie et l'Agence nationale de la cohésion des territoires, décrit un public installé en ligne. Son édition 2026, publiée en février, repose sur une enquête menée en juin 2025 auprès de 4 145 personnes de 12 ans et plus.
- 94 % utilisent internet, et 84 % s'y connectent tous les jours ;
- 91 % ont un smartphone ;
- 82 % cherchent des informations en ligne, une proportion qui a doublé en vingt ans ;
- 74 % ont acheté en ligne au cours des douze derniers mois, et plus d'un acheteur sur deux (53 %) le fait au moins une fois par mois.
Une idée reçue tombe au passage : les clients âgés sont, eux aussi, largement en ligne. 85 % des 60-69 ans et 67 % des 70 ans et plus cherchent des informations sur internet. Pour un artisan dont la clientèle a passé la soixantaine, c'est une raison de plus d'être visible, pas une raison de moins.
Le même baromètre mesure ce qui freine encore l'achat en ligne. 10 % des Français citent le fait de ne pas connaître l'entreprise qui se cache derrière le site. Être identifiable, avec un nom, une adresse, des visages et des avis, reste une condition de la confiance.
Pourquoi tant de TPE doutent du numérique
Le Baromètre France Num 2026 relève un paradoxe. 71 % des dirigeants estiment que le numérique apporte un bénéfice réel à leur entreprise, soit 7 points de moins qu'en 2025. La baisse touche surtout les TPE (8 points de moins) et des secteurs comme le bâtiment, où la part tombe à 61 %. Seuls 36 % des dirigeants pensent que le numérique les aide à augmenter leur chiffre d'affaires, contre 40 % un an plus tôt.
Pourtant, les faits vont dans l'autre sens : 46 % des TPE et PME déclarent qu'au moins 5 % de leurs clients viennent d'internet, une part en hausse sur un an. Elle atteint 74 % dans l'hébergement-restauration, 54 % dans les services à la personne et 55 % chez les entreprises qui vendent aux particuliers.
Une partie du malentendu vient peut-être de la vente en ligne. Parmi les TPE et PME qui ne vendent pas sur internet, 76 % estiment que ce n'est pas pertinent pour leur métier. C'est souvent vrai : un plombier ou un coiffeur ne met pas ses interventions dans un panier. Mais un site ne sert pas d'abord à vendre en ligne. Comme nous l'expliquons dans notre article sur l'intérêt d'un site internet pour une entreprise locale, il sert à être trouvé, à rassurer et à recevoir des appels et des demandes de devis.
Pourquoi cet écart est une chance pour votre TPE
Mettez les deux enquêtes côte à côte. D'un côté, des clients qui cherchent, comparent et achètent en ligne, depuis un téléphone qu'ils ont presque tous en poche. De l'autre, plus d'une TPE ou PME sur trois qui ne déclare pas de site présentant son activité, moins d'une sur deux inscrite dans un annuaire gratuit, et un tiers des TPE et PME (33 %) qui n'ont rien dépensé pour le numérique en 2025, hors formation et recrutement. C'est 8 points de plus qu'un an plus tôt.
Autrement dit, une partie de vos concurrents lève le pied au moment où la recherche en ligne concerne plus de huit Français sur dix. Seuls 37 % des dirigeants estiment d'ailleurs que le numérique leur permet de se démarquer de la concurrence, et autant restent sans avis tranché. Sur un marché local, être présent, clair et joignable peut suffire à faire la différence.
Prenons un exemple : un samedi matin, une fuite sous l'évier à Valence. La personne tape « plombier Valence » sur son téléphone. Le premier nom affiché a une fiche Google sans site ni photo. Le deuxième renvoie vers un site qui montre ses interventions, sa zone, ses horaires et un bouton pour appeler. Le plombier du quartier, qui travaille bien mais n'a ni site ni fiche, n'apparaît pas du tout. C'est souvent celui qui inspire confiance en quelques secondes qui reçoit l'appel.
C'est tout l'enjeu de saisir l'opportunité digitale avant vos concurrents locaux : dans beaucoup de métiers de proximité, une partie des concurrents n'occupe pas encore cette place.
Ce qu'un site apporte concrètement
Un site n'a pas besoin d'être grand pour être utile. Pour une entreprise locale, il remplit quatre missions.
- Être trouvé. Chaque service décrit sur sa propre page, avec la ville et la zone d'intervention, donne aux moteurs de recherche de quoi vous proposer sur les bonnes recherches. Le site complète votre fiche Google Business Profile : la fiche vous montre sur la carte, le site explique ce que vous faites. Nous détaillons pourquoi la fiche Google et le site se renforcent dans un article dédié.
- Rassurer. Des photos de vrais chantiers ou de votre boutique, vos horaires, vos tarifs indicatifs, vos avis et vos mentions légales montrent qu'une vraie entreprise se tient derrière le nom. Une adresse e-mail à votre nom de domaine renforce cette impression, comme nous l'expliquons dans notre article sur le nom de domaine et l'e-mail professionnel.
- Capter les demandes. Un numéro cliquable, un formulaire court ou une prise de rendez-vous transforment une visite en contact, y compris quand vous êtes sur un chantier ou que la boutique est fermée.
- Ne pas dépendre d'une plateforme. Une page Facebook ou un profil sur une plateforme de réservation reste utile, mais il ne vous appartient pas : la plateforme fixe les règles, l'affichage et parfois les commissions. Votre site, à votre nom de domaine, est l'espace que vous maîtrisez le mieux, et le point vers lequel renvoyer tout le reste.
Le plan d'action en 5 étapes
Voici l'ordre que nous conseillons à une TPE qui part de zéro, ou dont le site date de plusieurs années.
- DomaineUn nom à vous, et l'e-mail qui va avec.
- PagesUne page par service, avec votre zone.
- ContactAppeler ou écrire en un geste.
- Fiche GoogleReliée au site, avec les mêmes infos.
- SuiviCompter les demandes, mettre à jour.
- Réserver un nom de domaine. Un nom court, à votre nom ou à celui de votre métier et de votre ville, avec l'adresse e-mail qui va avec. C'est le socle : enregistré à votre nom, il vous suit même si vous changez de prestataire.
- Écrire une page par service. Ce que vous faites, où vous intervenez, pour qui et à quel prix indicatif, avec de vraies photos. Les mots de vos clients valent mieux que le jargon du métier.
- Rendre le contact évident. Le téléphone cliquable en haut de chaque page, un formulaire de trois ou quatre champs, vos horaires et votre zone. Tout doit se lire sans effort sur un téléphone.
- Relier la fiche Google et le site. Même nom, même adresse, même téléphone et mêmes horaires des deux côtés, avec l'adresse du site renseignée dans la fiche.
- Suivre et mettre à jour. Comptez chaque mois les appels et les demandes reçus. L'outil gratuit Google Search Console montre aussi les recherches qui font apparaître votre site. Ajoutez des photos récentes et corrigez ce qui a changé : un site daté envoie le même signal qu'une vitrine poussiéreuse.
La méthode Digipure
Depuis Portes-lès-Valence, nous accompagnons des artisans, des commerçants et des indépendants de la Drôme, de l'Ardèche et de l'Isère, et partout en France à distance. Notre méthode part de ce que montrent ces chiffres : vos clients sont en ligne, et votre entreprise doit y être facile à trouver et à contacter.
Nous commençons par regarder ce qu'un client voit aujourd'hui quand il cherche votre métier dans votre ville : votre fiche, vos concurrents, votre site s'il existe. Nous construisons ensuite un site rapide et lisible sur mobile, à votre nom de domaine, avec une page par service, un contact en un geste et un lien avec votre fiche Google. Enfin, nous suivons les demandes reçues pour savoir ce qui fonctionne. Le détail de cet accompagnement est présenté sur notre page création de site internet.
Questions fréquentes
Quelle part des TPE a un site internet en 2026 ?
Selon le Baromètre France Num 2026 de la Direction générale des Entreprises, 64 % des TPE et PME ont un site internet présentant leur activité. La part atteint 84 % chez les PME, 60 % chez les TPE de 1 à 9 salariés et 52 % chez les entreprises sans salarié, en baisse de 11 points en un an.
Une page Facebook ou une fiche Google peut-elle remplacer un site ?
Non, elles le complètent. La fiche Google vous place sur la carte et la page Facebook entretient le lien avec vos clients, mais ni l'une ni l'autre ne vous appartient : la plateforme décide des règles et de l'affichage. Le site, à votre nom de domaine, rassemble vos services, vos preuves et vos moyens de contact.
Un site est-il utile si je ne vends rien en ligne ?
Oui. Parmi les TPE et PME qui ne vendent pas sur internet, 76 % jugent que ce n'est pas pertinent pour leur métier (France Num 2026). Un site sert d'abord à être trouvé, à rassurer et à recevoir des appels ou des demandes de devis. D'ailleurs, 46 % des TPE et PME déclarent qu'au moins 5 % de leurs clients viennent déjà d'internet.
Mes clients sont âgés : cherchent-ils vraiment en ligne ?
De plus en plus. Selon le Baromètre du numérique (édition 2026, enquête de juin 2025), 85 % des 60-69 ans et 67 % des 70 ans et plus cherchent des informations sur internet. Un site lisible sur téléphone, avec un numéro cliquable, leur simplifie la prise de contact.
Par où commencer quand on n'a pas de site ?
Réservez d'abord un nom de domaine à votre nom, puis créez une page claire par service avec votre zone, vos horaires et un numéro cliquable. Reliez ensuite le site à votre fiche Google, avec les mêmes coordonnées. Un petit site juste et à jour vaut mieux qu'un grand site abandonné.
Être là où vos clients cherchent déjà
Les chiffres de 2026 racontent la même histoire sous deux angles. Les clients se renseignent et achètent en ligne, téléphone en main. Une partie des petites entreprises, elle, se met en retrait : moins de sites chez les indépendants, moins de dépenses numériques, moins de confiance dans ce que le numérique rapporte. Ce décalage ne durera pas forcément, mais aujourd'hui, il joue en faveur de ceux qui choisissent d'être visibles, clairs et joignables.
Prochaine étape : faites le test du client. Tapez votre métier et votre ville sur votre téléphone. Si vous n'apparaissez pas, ou si rien ne donne envie de vous appeler, demandez un échange avec Digipure. Nous vous dirons par quoi commencer : création de votre site internet, fiche Google ou référencement SEO.
Sources & méthode
- France Num (DGE) — Baromètre France Num 2026 : le numérique et l'intelligence artificielle dans les TPE et PME (publié le 17 septembre 2026, mis à jour le 2 octobre 2026)
- DGE et Crédoc — Baromètre France Num, résultats de l'enquête 2026, rapport complet (2 octobre 2026)
- Arcep — Le baromètre du numérique, édition 2026 (publié le 9 février 2026)
- Crédoc pour l'Arcep, l'Arcom, le CGE et l'ANCT — Baromètre du numérique, édition 2026, rapport (février 2026, enquête de juin 2025)
- Insee — Les TIC et le commerce électronique dans les entreprises en 2025, Insee Résultats (21 juillet 2026), tableau 1
- Eurostat — Websites and functionalities by size class of enterprise (isoc_ciweb), données France 2025 (mise à jour du 27 février 2026)
- Google — À propos de la Search Console (Aide sur la Search Console)
- Méthode : chiffres relevés le 10 octobre 2026 sur les publications d'origine. La part de 74 % est calculée à partir du tableau 1 de l'Insee (143 398 entreprises avec un site web sur 194 243) et correspond au taux publié par Eurostat. Les enquêtes France Num et Insee n'ont pas le même champ : leurs résultats ne se comparent pas point par point.